Certains me diront : « Bah, il est libre de faire ce qu’il veut. »
Et je suis bien d’accord.
Mais il y a une différence de taille entre passer pro dans le tennis et passer pro dans le football : C’est l’argent que vous allez dépenser en tant que parents.
⚽ Au football, les dépenses de la famille sont relativement faibles : une paire de baskets, un ballon, une licence dans un club… Et c’est bon.
Ensuite, si votre fils montre du potentiel et qu’il est repéré par un centre de formation, c’est le club qui prendra en charge tous les coûts liés à sa pratique du foot : équipements, logement, éducation, entraînements, déplacements, compétitions…
🎾 Au tennis, c’est différent. Si votre enfant montre du potentiel à l’adolescence, il n’y aura jamais aucune structure pour le repérer et financer sa carrière.
En tant que parents, vous allez devoir payer vous-même son équipement, les frais liés aux tournois (logement, déplacements…), les stages, les entraînements individuels, etc.
Pour un jeune joueur (11-18 ans), ces coûts peuvent facilement monter à 10-20k € par an.
(Et je ne parle même pas d’une saison ITF à l’âge adulte, qui avoisine immédiatement les 50k€ annuels.)
Donc faites le calcul : si vous voulez aider votre fils à passer pro dans le tennis… Il y a de grandes chances que vous ayez à sortir plusieurs dizaines de milliers d’euros de votre poche.
Et ça, c’est clairement un “investissement” que la plupart des familles ne peuvent pas se permettre.
Surtout quand on prend en compte les chances de succès : environ 1 joueur de tennis sur 2500 (soit 0,04%) parmi les juniors ayant une pratique régulière a une chance d’intégrer le circuit ATP. Et quand un joueur atteint le circuit ATP… Il a encore 50% de chances d’abandonner sa carrière au bout de 2 ans.
(Soit par manque de performances, soit parce que les prize money et les sponsors ne compensent pas le coût d’une saison.)
Évidemment, en vérité je ne dis pas ça pour que vous poussiez votre enfant à faire du foot plutôt que du tennis. 😅
Mais juste pour faire réaliser que la carrière d’un tennisman, en termes de risques financiers pour les familles, n’a rien à voir avec celle d’un footballeur. Et ça, ça change beaucoup à la pression que peut ressentir un jeune athlète.