Netflix a-t-il définitivement sombré dans les dérives de la société du spectacle ?
Fin janvier, le grimpeur Alex Honnold a gravi une tour de 508 mètres à Taïwan, sans corde ni aucune protection, en direct sur Netflix.
La promotion de l’événement reposait essentiellement sur un point : Le danger est extrême.
À la moindre erreur, Alex Honnold chute et se tue.
J’ai vu beaucoup de critiques passer sur le fait que l’événement avait quelque chose de morbide et que Netflix ne reculait devant rien pour faire des vues et de l’argent.
👉 Pourtant, la dangerosité dans le sport n’est pas nouvelle.
Prenez la F1, le ski alpin, l’alpinisme, ou même la boxe :
Autant de sports où il n’est malheureusement pas si rare de voir des accidents dramatiques…Et qui ont mené plus d’une fois leurs athlètes (même professionnels) à la mort.
Pourtant, on ne cesse d’applaudir ces sportifs (y compris pour les risques qu’ils prennent).
Pourquoi ?
Parce que, pour prendre l’exemple de la course automobile, on ne regarde pas la F1 pour voir un pilote se tuer.
On regarde la F1 pour la performance. Pour le plaisir d’assister à la victoire de tel ou tel pilote.
En bref : la dangerosité fait partie de la F1, mais le danger n’est pas le produit.
Avec l’ascension d’Alex Honnold, Netflix aussi aurait pu choisir de mettre en avant la performance. Après tout, une ascension pareille cultive l’excellence.
Ça nécessite une maîtrise physique et mentale hors pair.
Il faut des compétences techniques pointues en escalade. Rien ne peut être laissé au hasard.
(Et d’ailleurs, Alex Honnold n’a rien laissé au hasard.)
Mais Netflix est une plateforme de divertissement.
Alors plutôt que d’inspirer la rigueur, le géant américain a misé sur le voyeurisme, en créant volontairement une dramaturgie sur le risque de voir Alex Honnold se tuer en direct.
Et ça, c’est évidemment malsain et ridicule car si ce qui attire le public, c’est la possibilité de voir un athlète échouer, se blesser, ou même se tuer…
C’est qu’il y a un problème quelque part. 😔
Et c’est pour cette raison que le côté morbide avec ce genre d’événement vient peut-être davantage du storytelling que de l’épreuve elle-même…
Fin janvier, le grimpeur Alex Honnold a gravi une tour de 508 mètres à Taïwan, sans corde ni aucune protection, en direct sur Netflix.
La promotion de l’événement reposait essentiellement sur un point : Le danger est extrême.
À la moindre erreur, Alex Honnold chute et se tue.
J’ai vu beaucoup de critiques passer sur le fait que l’événement avait quelque chose de morbide et que Netflix ne reculait devant rien pour faire des vues et de l’argent.
👉 Pourtant, la dangerosité dans le sport n’est pas nouvelle.
Prenez la F1, le ski alpin, l’alpinisme, ou même la boxe :
Autant de sports où il n’est malheureusement pas si rare de voir des accidents dramatiques…Et qui ont mené plus d’une fois leurs athlètes (même professionnels) à la mort.
Pourtant, on ne cesse d’applaudir ces sportifs (y compris pour les risques qu’ils prennent).
Pourquoi ?
Parce que, pour prendre l’exemple de la course automobile, on ne regarde pas la F1 pour voir un pilote se tuer.
On regarde la F1 pour la performance. Pour le plaisir d’assister à la victoire de tel ou tel pilote.
En bref : la dangerosité fait partie de la F1, mais le danger n’est pas le produit.
Avec l’ascension d’Alex Honnold, Netflix aussi aurait pu choisir de mettre en avant la performance.
Après tout, une ascension pareille cultive l’excellence.
Ça nécessite une maîtrise physique et mentale hors pair.
Il faut des compétences techniques pointues en escalade.
Rien ne peut être laissé au hasard.
(Et d’ailleurs, Alex Honnold n’a rien laissé au hasard.)
Mais Netflix est une plateforme de divertissement.
Alors plutôt que d’inspirer la rigueur, le géant américain a misé sur le voyeurisme, en créant volontairement une dramaturgie sur le risque de voir Alex Honnold se tuer en direct.
Et ça, c’est évidemment malsain et ridicule car si ce qui attire le public, c’est la possibilité de voir un athlète échouer, se blesser, ou même se tuer…
C’est qu’il y a un problème quelque part. 😔
Et c’est pour cette raison que le côté morbide avec ce genre d’événement vient peut-être davantage du storytelling que de l’épreuve elle-même…