Sa retraite.
Ă seulement 26 ans.
Ă cet Ăąge-lĂ , la plupart des joueurs sont encore en train de monter en puissance.
Björn Borg, lui, était déjà au sommet :
đ 11 titres en Grand Chelem (6 Roland-Garros & 5 Wimbledon)
đ NumĂ©ro 1 mondial pendant 109 semaines
đ 63 titres ATP en simple
đ Une Coupe Davis avec la SuĂšde
Il dominait le tennis mondial.
Et il a tout arrĂȘtĂ©.
Dâun coup.
Mais le plus Ă©tonnant, câest que ce nâest pas Ă cause dâun problĂšme physique.
Ni Ă cause dâune affaire extra-sportive ou dâune sanction disciplinaire.
Non : Câest juste quâil nâavait plus lâenvie.
đŁ âGagner Ă©tait devenu une routine. Je ne ressentais plus rien.â
Câest ce que Borg dira quelques annĂ©es plus tard pour expliquer son retrait.
Le truc, câest que Borg nâa pas perdu la passion du tennis.
Mais il a perdu la passion de performer, dâenchaĂźner, dâexister Ă travers les rĂ©sultats.
Et cette flamme-là , une fois éteinte, il a préféré partir.
Ăvidemment, beaucoup de gens ont eu du mal Ă comprendre son choix.
đ âIl avait tout pour lui !â
đ âCâest du gĂąchis.â
đ âIl aurait pu gagner encore 10 Grand ChelemsâŠâ
Mais on oublie une chose :
Le sport de haut niveau nâest pas quâun rĂȘve.
Câest un mode de vie, un sacrifice continu et quand lâenvie nâest plus lĂ , se forcer, câest le meilleur moyen de sâauto-dĂ©truire.
On glorifie toujours ceux qui ne lĂąchent jamaisâŠ
Mais peut-ĂȘtre quâon devrait aussi applaudir ceux qui osent dire stop.
Quand tout le monde lui disait de continuer, Borg a choisi de sâĂ©couter.
Ăa a peut-ĂȘtre mis un terme Ă sa carriĂšre.
Mais si câĂ©tait nĂ©cessaire pour son bien-ĂȘtre, alors il a eu raison.
La paix intĂ©rieure vaut plus que nâimporte quel trophĂ©e.