Et justement, ça, c’est ce que Tsonga a fini par comprendre à la fin de sa carrière : L’intérêt des “tics” de Nadal, c’était une question de concentration.
En gros, après un point perdu, la plupart des joueurs ne pensent qu’à une chose au moment de servir : le point qu’ils viennent de perdre. Mais ça les met dans de mauvaises dispositions pour relancer le jeu.
Évidemment, on pourrait leur dire : “Il suffit de ne pas y penser.”
Mais il est impossible de débrancher son cerveau.
Quand on est éveillé, on pense en permanence.
Faire le vide, c’est très compliqué. Surtout en plein match.
Alors quand Tsonga a commencé à bosser avec un préparateur mental, ce que son coach lui a conseillé…
Ça a tout simplement été de mettre en place une “routine” de re-concentration.
En gros : vous ne pouvez pas vous empêcher de “penser” après avoir perdu un point.
Par contre, vous pouvez décider de ce sur quoi vous focalisez votre attention.
Et c’est ça, le secret de Nadal :
Pendant qu’il exécute sa routine de service (caresser la ligne du pied, réajuster son short, etc.), il ne PENSE PAS à ce qui vient d’arriver juste avant.
Il ne pense pas non plus au score.
Son esprit est clair.
Et ça lui permet de servir dans les meilleures conditions possibles.
Les « tics » de Nadal n’ont jamais été un signe de nervosité. Au contraire : ils ont toujours fait partie de son génie.
Avant de servir, Nadal réalisait toujours exactement la même suite d’actions :
1️⃣ Faire glisser ses pieds sur la ligne.
2️⃣ Taper chacun de ses pieds sur le sol / contre sa raquette.
3️⃣ Réajuster son short, son t-shirt et ses cheveux.
4️⃣ Faire quelques rebonds avec la balle.
5️⃣ Enfin, servir.
Vu de l’extérieur, Nadal pouvait passer pour un joueur limite névrosé.
(Et sans doute un peu nerveux.)
Mais il n’en est rien.
Et Tsonga l’a très bien dit dans une interview il y a quelques semaines :
👉 Nadal est un mec intelligent qui n’a jamais rien laissé au hasard.
Alors si Nadal avait un rituel avant de servir, c’est qu’il devait lui servir à quelque chose.